Une création · pour les centres spécialisés
La série EVEIL.
Une fontaine où l’eau tourne et s’éclaire. Le mouvement capte le regard tout seul – il n’y a rien à déclencher.
En parler
Ce qui a donné l’idée
L’eau tourne, et le regard y va.
Devant un tableau, il faut accompagner la personne et amorcer quelque chose pour que le contact se fasse.
Devant une fontaine, non. L’eau tourne, et le regard y va.
Ce n’est pas propre au handicap, d’ailleurs. J’ai monté plusieurs fois un stand avec des fontaines : les gens sont attirés, comme magnétisés, avant qu’on ait échangé un mot. Le vortex est un mouvement qu’on a déjà en soi – les artères, le cœur – et je crois que c’est pour ça qu’il capte.
Et c’est de là qu’est partie la série. Un objet qui travaille sans qu’on ait à lancer quoi que ce soit.
Le cahier des charges
Il a été écrit avec des soignants.
Je n’ai pas dessiné cette série tout seul dans mon coin. Le cahier des charges a été élaboré avec des soignants qui travaillent en centre, et c’est eux qui ont posé la première contrainte, avant même qu’on parle de l’objet.
Une fontaine, dans une pièce où vivent des résidents, se renversera un jour. Qu’est-ce qu’on en fait ? Rien qui casse, rien qui blesse.
C’est pour ça que la série EVEIL est en PMMA – l’acrylique, ce qu’on appelle souvent le Plexiglas. Pas de verre, pas de terre cuite, pas d’arête vive.
C’est la différence avec Les Destinées, qui sont tout en verre sur un socle en poterie – belles, et impossibles à mettre dans une salle de vie.

L’objet
Une tornade pour l’eau : l’eau descend, l’air remonte au milieu.
Une pompe envoie l’eau dans un tube transparent, sous un certain angle. Le vortex se forme et tient. Le tube est en PMMA, comme le reste.
Un projecteur immergé éclaire le tout. Lumière fixe, ou programmes de couleurs qui tournent lentement.
Le reste – la poterie, le couvercle, la taille – se choisit avec l’établissement.
Deux façons de s’en servir
La version décorative
Posée dans une pièce de vie
De temps en temps. Les résidents la regardent quand ils veulent, sans que personne organise rien.
La version sensorielle
Dans une pièce dédiée, accompagnée
Pas en accès libre. Sur une table à la hauteur de la personne, avec quelqu’un de l’équipe. On peut l’observer, la toucher, interagir avec – le mouvement de l’eau, la sensation de l’eau, les couleurs.

Ce que j’ai vu, et ce que je n’ai pas vu
C’est l’interaction qui décide, pas l’objet.
Ce que j’ai vu : l’attention se pose. Le regard suit. Chez certains, ça met du mouvement, ça stimule. Chez d’autres, ça apaise. Je ne sais pas prévoir lequel des deux – et je ne crois pas que ce soit prévisible, parce que ça dépend de la rencontre entre une personne et une eau qui tourne.
Ce que je n’ai pas vu : je n’ai mesuré aucun effet, sur personne. Ce n’est pas un dispositif médical. Ça ne soigne rien, ça ne remplace aucun accompagnement, et ce que fait l’équipe autour, aucun objet ne le fera.
Ce que je crois, par ailleurs, sur ce qu’une eau en mouvement met en circulation, je l’ai écrit sur l’autre page. C’est mon expérience, ce n’est pas une donnée, et ça n’a pas à peser dans la décision d’un établissement.
Ce qu’il faut prévoir
- Il y a une pompe. Elle se nettoie, et le niveau se refait. Quelqu’un doit s’en occuper, comme d’une plante.
- Il y a de l’eau, et un branchement électrique. Ça, aucune matière ne le supprime.
- L’eau est une eau d’agrément. Elle ne se boit pas.
- Une poterie pleine d’eau, ça pèse. Une fois installée, une fontaine ne se déplace pas tous les jours.
Où en est la série
La série a été dessinée, prototypée, et une plaquette existe depuis janvier 2025.
Aujourd’hui je ne fabrique plus. Je conçois, je peux faire un prototype, je ne vais pas au-delà.
État au 21 août 2026
Pour un fabricant
C’est la ligne la plus facile à produire : elle est répétable.
Même tube, même pompe, même lumière, même principe – seuls la poterie et la taille changent.
Ce que j’apporte : le dessin, le dimensionnement, l’angle, le réglage, et un prototype si vous voulez voir avant.
Ce que je cherche : quelqu’un qui produise et qui vende.
Et je sais faire la fontaine, je ne sais pas entrer dans ces établissements. Si ce terrain est le vôtre, c’est vous qu’il me faut.
Si vous dirigez un établissement et que ça vous parle, écrivez-moi : ce sont ces retours qui décideront qu’une série se refasse.
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